Un esprit de perfection Sep01

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Un esprit de perfection

Passionnée par le managment et les métiers de services, Dominique Colliat, a passé une grande partie de sa carrière dans le groupe Accor où elle conjugue ses passions avec l’exigence du travail bien fait.

Dominique Colliat

Dominique Colliat, directrice générale Sofitel Europe, Moyen Orient et Afrique, a trouvé sa passion grâce à ses parents qui aimaient recevoir jusqu’à des tables de 25 personnes. Elle était toujours aux côtés de sa mère, « une grande cuisinière », pour l’aider. C’est d’elle, qu’elle tient ce goût de la réception, des plaisirs de la table et de la fête. Après une prépa en lettre classique, elle se tourne vers une formation en gestion et marketing à Lyon confirmant son goût pour le managment, le but à atteindre et à dépasser. A 20 ans, elle réalise son stage dans un hôtel du groupe Accor. C’était en 1976 et le début d’une passion qui la tient toujours. Elle reste chez Accor, jusqu’en 1998 après avoir diriger plusieurs hôtels, aux Antilles, en France et au Royaume-Uni. « La rencontre avec des cultures et des gens différents est très enrichissant, confie-t-elle, c’est un monde en soi où on peut s’élever par son travail. »

Le mélange des cultures

En 1998, Dominique Colliat quitte Accor, pour le Club Méditerranée : « Alors que j’étais à Londres, Philippe Bourguignon* m’a contactée pour le poste de directrice des opération pour les Bahamas, les îles Turks-et-Caicos et l’ensemble des îles des Caraïbes. Il aimait mon parcours. » En 2000, elle devient directrice vice présidente Club Med North America, en charge des opérations de la zone américaine. « On peut dire que je suis née chez Accor et que j’ai mûrie au Club Méditerranée. Ce sont deux cultures différentes, c’est pour ça que j’ai grandi. » explique-t-elle avant de poursuivre : « Au Club, j’ai participé à la montée en gamme et à la professionnalisation après la première phase de la réduction des pertes et des villages. »

Une nouvelle stratégie

En 2006, « A mon retour au sein d’Accor, je me suis senti plus riche d’une expérience avec un regard différent sur la clientèle et sa satisfaction. » poursuit posément la directrice générale avant de continuer : « C’est Yann Caillère** qui a décidé de faire remonter Sofitel et de repositionner la marque et toute sa stratégie. » L’expérience de Dominique Colliat au Club lui a permis de faire face à ce projet et de faire accéder les Sofitel au monde du luxe en fédérant les équipes, en mettant les directeurs au centre du projet. « Aujourd’hui, nous sommes plus homogène et nous sommes au milieu du gué. Il nous faut à présent des flagships pour asseoir notre notoriété. La crise a été un accélérateur de décision. Cela nous a permis d’être plus créatif, de faire aussi bien avec moins. La vraie performance, on la voit quand ça va mal, et c’est là le vrai talent. » analyse-telle.

Luxe et formation à la française

Le « travail » et la « passion » sont ses moteurs. Son « emploi du temps est planifié et minuté par [son] assistant », rien n’est laissé au hasard. C’est cette discipline personnelle qu’elle applique dans le travail, notamment, en réalisant une communication axée sur le luxe et la culture à la française « pour se différencier des autres ». L’art de recevoir de son enfance, probablement, a guidé ses choix vers des décorateurs français reconnus pour un certain style ou des artisans français pour les uniformes du personnel. Pour adapter les employés au cadre et à la clientèle, les former et les sensibiliser à une manière de parler, de s’habiller, au raffinement et à élégance, elle a organisé la première année une formation mondiale : « Les clés du luxe ». Exigence et maîtrise de soi, d’autres aspects de Dominique Colliat : « Nous devons avoir une attitude en correspondance avec celle de notre clientèle de luxe. La formation est la clé de la réussite. Plus le client paie cher, plus on doit être disponible. Le directeur doit vérifier que tout est conforme. Il doit aussi être exemplaire pour les équipes. » Exemplaire, Dominique Colliat l’est très certainement.

*Président du Club Méditerranée de 1997 à 2003 et ancien du groupe Accor.
**Yann Caillère est directeur général Accor Hospitality Europe, Moyen-Orient, Afrique. Directeur général Sofitel Monde, en charge de la conception et de la construction Hôtellerie Monde.

Une fondation au service des hommes

La Fondation d’entreprise Accor apporte une aide technique et financière à des projets sélectionnés dans les pays où l’entreprise est présente. Ces projets doivent relever de trois priorités : initiatives socio-économiques favorisant le développement du savoir-faire, de l’artisanat et du patrimoine local ; soutien à des programmes  de formation et d’insertion de jeunes en difficulté ; institutions et événements valorisant la culture du pays. Particularité : ce sont les salariés du groupe  souhaitant s’investir bénévolement qui peuvent solliciter le soutien de la fondation. Les associations, ONG et collectivités ont aussi la possibilité de présenter leurs projets, à condition que les salariés  soient impliqués localement dans l’action soutenue. Les fonds sont versés directement aux bénéficiaires.

 

Escales littéraires, mots choisis

Depuis 2008, et sous l’égide de Dominique Colliat, Sofitel est partenaire de différents événements littéraires. Pour entretenir ce lien, le groupe invite des écrivains ou journalistes reconnus à rédiger des nouvelles. Ainsi, un écrivain est accueilli pour un court séjour dans un des hôtels, au cours duquel il rédige une nouvelle que lui inspire la destination, l’originalité de l’escale, et les valeurs de Sofitel. Les séjours des écrivains sont aussi l’occasion d’événements littéraires locaux. Parmi les écrivains, on peut citer : Jean-Marie Rouart à Essaouira, Gonzague Saint Bris à Fès, Eduardo Manet à Agadir ou encore Yasmina Khadra à Marrakech.

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